Vivre à Sainte-Julie ou à Kirkland : deux banlieues de maisons
Avant de chercher une maison jumelée neuve près de Kirkland, il est utile de comparer les deux villes elles-mêmes. Kirkland, dans l'Ouest-de-l'Île, et Sainte-Julie, sur la Rive-Sud, se ressemblent plus qu'on ne le croirait, et diffèrent sur quelques points qu'il vaut mieux connaître d'avance.
Pour vivre à Sainte-Julie ou à Kirkland, voici donc ce que disent les chiffres, surtout ceux du Recensement de 2021 de Statistique Canada. Aucun palmarès : deux banlieues de maisons, mises côte à côte.
Deux villes de maisons, nées à la même époque
Les deux parcs immobiliers datent surtout de la seconde moitié du XXe siècle. À Kirkland, 88,7 % des logements ont été construits de 1961 à 2000, et près d'un sur trois date des seules années 1980. À Sainte-Julie, la proportion est de 77,0 % pour la même période, et la ville a continué de bâtir après : 15,3 % de ses logements datent de 2001 à 2015.
Le paysage aussi se ressemble. Les maisons individuelles forment 86,6 % des logements de Kirkland et 66,8 % de ceux de Sainte-Julie, où l'on trouve en plus des immeubles de moins de cinq étages (24,4 %). Les échelles diffèrent toutefois : Kirkland compte 19 413 habitants sur 9,65 km², Sainte-Julie 30 045 sur 48,49 km², soit une densité trois fois moindre. Les deux villes appartiennent à la même région métropolitaine, celle de Montréal, mais pas à la même région administrative : Kirkland fait partie de l'agglomération de Montréal, Sainte-Julie de la MRC de Marguerite-D'Youville, en Montérégie.
Des propriétaires, des familles, des voitures
Les deux villes partagent le même profil de ménages :
- propriétaires : 92,9 % des ménages à Kirkland, 79,8 % à Sainte-Julie, contre 59,9 % au Québec ;
- couples avec enfants : 44,3 % des ménages à Kirkland, 33,3 % à Sainte-Julie, contre 22,7 % au Québec ;
- taille moyenne des ménages : 2,9 personnes à Kirkland, 2,5 à Sainte-Julie, 2,2 au Québec ;
- déplacements vers le travail en voiture : 88,6 % des navetteurs à Kirkland, 90,2 % à Sainte-Julie.
L'âge médian est voisin, lui aussi : 46,4 ans à Kirkland, 44,4 ans à Sainte-Julie. Dans un cas comme dans l'autre, on vit dans une banlieue de familles où la voiture reste le moyen de transport habituel.
Vivre à Sainte-Julie ou à Kirkland : en quoi est-ce différent ?
La langue de tous les jours
C'est la différence la plus nette. À Kirkland, l'anglais est la première langue officielle parlée de 67,6 % des résidents, et 73,1 % connaissent les deux langues officielles. À Sainte-Julie, le français est la première langue officielle de 95,9 % des résidents, et près d'un sur deux ne connaît que le français. La vie quotidienne s'y déroule donc surtout en français, des commerces aux activités. Si vous souhaitez obtenir certains services municipaux en anglais, renseignez-vous directement auprès de la Ville de Sainte-Julie.
Le transport collectif
Kirkland est en zone A de l'ARTM, desservie par le REM et par les autobus de la STM. Sainte-Julie est en zone C : l'exo 600 la relie au Terminus Brossard en semaine, et le transport collectif local y est gratuit pour tous, en tout temps, sur tous les circuits. Dans le quartier Vilamo, chaque habitation se trouve à moins de 300 m d'un arrêt d'autobus. Entre les deux villes, il n'existe aucun autobus direct : en semaine, on passe par le REM jusqu'à Brossard, puis par l'exo 600.
La construction récente
De 2016 à 2021, Kirkland a vu bâtir 0,2 % de ses logements occupés, soit 10 logements ; Sainte-Julie, 5,5 %. La Ville de Kirkland écrit avoir atteint un point de saturation quant aux espaces disponibles. À Sainte-Julie, le quartier Vilamo, 33,5 ha planifiés autour du golf, réunit six constructeurs et plusieurs types d'habitations.
La distance du travail
Parmi les travailleurs de Kirkland qui ont un lieu de travail habituel, 89,2 % l'ont dans l'île de Montréal, à Kirkland même ou ailleurs. À Sainte-Julie, 27,4 % des travailleurs qui ont un lieu de travail habituel l'ont dans la ville même. Depuis la rue Geoffrion, l'hôtel de ville de Kirkland est à environ 56 km, soit près de 53 minutes sans circulation. Si vous gardez votre emploi dans l'île, notre article sur la maison avec bureau près de Kirkland montre comment rendre ce trajet plus facile à vivre.
Le plein air : parcs, pistes et montagne
Kirkland a ses installations : un complexe sportif avec gymnase et aréna, des terrains de baseball et de football, des jeux d'eau aux parcs Harris et Meades, et des parcs ouverts de 7 h à 23 h, sept jours sur sept. Sa piste cyclable de 5 km, entièrement pavée, suit le corridor d'Hydro-Québec au nord de l'autoroute 40.
Sainte-Julie mise sur l'étendue : un réseau cyclopiéton de plus de 40 km et une station BIXI au parc Arthur-Gauthier. À Vilamo, plus de 15 % du quartier est consacré aux espaces verts, soit 600 000 pi², et une promenade est réservée aux piétons, aux vélos et au transport électrifié. Le parc national du Mont-Saint-Bruno est voisin de la ville, et Ski Saint-Bruno se trouve à 8,8 km de la rue Geoffrion. Beacite.com mentionne aussi l'Espace Tonik Nature, « l'extension de chez-soi vers la nature », avec trois ans d'abonnement gratuit.
Les écoles, en français et en anglais
À Sainte-Julie, les écoles publiques francophones relèvent du Centre de services scolaire des Patriotes : sept écoles primaires, l'école secondaire du Grand-Coteau et le centre de formation professionnelle des Patriotes, selon sa liste de 2026-2027.
Pour l'enseignement en anglais, la commission scolaire Riverside inscrit Sainte-Julie dans les zones des écoles Cedar Street, Courtland Park International et Mount Bruno, au primaire, et de Heritage Regional High School, au secondaire. L'admissibilité suit la Charte de la langue française. À Kirkland, 63,0 % des enfants nés de 2003 à 2015 y étaient admissibles au Recensement de 2021. Vérifiez votre situation et les places offertes directement auprès de Riverside : rien n'est acquis d'avance.
Plusieurs générations, deux maisons
À Kirkland, 3,3 % des ménages réunissent au moins trois générations, soit 220 ménages, plus de deux fois la part du Québec ; à Sainte-Julie, 1,3 %. BÉAcité se présente comme « une belle alternative au concept intergénération (bigénération) » : si c'est votre projet familial, parlez-en au directeur des ventes. Et une fois la ville choisie, il reste le calendrier du déménagement, que notre article sur la maison clé en main ou sur plan près de Kirkland aide à planifier.
Conclusion
Vivre à Sainte-Julie ou à Kirkland, c'est choisir entre deux banlieues de maisons très proches par leur âge, leurs familles et leur rapport à la voiture. Ce qui change tient en quatre mots : la langue, le transport, le neuf et la distance. Pour vous faire une idée sur place, le bureau des ventes de BÉAcité, au 435, rue Geoffrion, vous reçoit du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h, et en soirée ou la fin de semaine sur rendez-vous ; profitez-en pour faire le tour du quartier Vilamo.