Vivre à Sainte-Julie ou à Laval-sur-le-Lac : deux quartiers au bord d'un golf

Comparer une maison jumelée neuve près de Laval-sur-le-Lac à votre maison actuelle, c'est aussi comparer deux milieux de vie.

Sur le papier, Laval-sur-le-Lac et le quartier Vilamo de Sainte-Julie partagent un trait peu commun : chacun s'est développé à côté d'un golf. Cet article compare, faits à l'appui, ce que veut dire vivre à Sainte-Julie ou à Laval-sur-le-Lac : le cadre naturel, les déplacements, les services, la communauté. Il ne désigne pas de gagnant ; il vous aide à voir ce que vous gagneriez, et ce que vous laisseriez.

Deux quartiers nés à côté d'un golf

L'histoire de Laval-sur-le-Lac commence en 1910, quand un groupe d'hommes d'affaires montréalais acquiert la majorité des lots situés à l'ouest de la montée Graveline pour y projeter un secteur résidentiel et un club de golf, inauguré en 1917. Selon l'étude typo-morphologique de la Ville de Laval (2020), le premier parcours de neuf trous est l'œuvre de l'architecte écossais Willie Park Jr. Le Club Laval-sur-le-Lac compte aujourd'hui deux parcours de 18 trous, sur une propriété d'environ 1,5 km sur 1,3 km, « plutôt inaccessible et très peu visible du domaine public ».

À Sainte-Julie, le quartier Vilamo, que la Ville désigne comme le « Sanctuaire de la Vallée du Richelieu », s'étend sur 33,5 hectares autour du golf ; BÉAcité y est adossé au Club de golf La Vallée-du-Richelieu, qui fait valoir deux parcours de championnat et 60 années d'histoire. Une précision s'impose dans les deux cas : habiter près d'un golf ne donne accès à aucun club.

L'eau d'un côté, la montagne de l'autre

Laval-sur-le-Lac occupe le confluent de la rivière des Prairies, de la rivière des Mille Îles et du lac des Deux Montagnes. L'eau marque la vie du quartier : un club de yacht et une marina, un pont de pierre vers l'île Roussin, et un traversier saisonnier vers L'Île-Bizard, de la mi-avril à la mi-décembre. Elle se voit pourtant peu depuis la rue : l'étude de la Ville note que ces plans d'eau sont « très peu visibles de la voie publique », masqués par les grands terrains riverains et leur végétation.

À Sainte-Julie, le paysage change d'échelle. Pas de rive au bout de la rue, mais le parc national du Mont-Saint-Bruno à quelques minutes, et Ski Saint-Bruno à 8,8 km de la rue Geoffrion. Espace Tonik Nature se présente comme « l'extension de chez-soi vers la nature » (trois ans d'abonnement gratuit, selon beacite.com), et la ville offre un réseau cyclopiéton de plus de 40 km ainsi qu'une station BIXI au parc Arthur-Gauthier.

Se déplacer : le REM d'un côté, l'autobus gratuit de l'autre

Le rail fait partie de l'histoire du quartier : dès les années 1920, la ligne de Deux-Montagnes lui donnait deux gares. Aujourd'hui, la station Sainte-Dorothée du REM se trouve à la limite du quartier, à 4 minutes par la ligne 76 de la STL, qui suit la rue les Érables. Sainte-Julie n'a pas de gare de train ; elle mise sur un stationnement incitatif, à environ 7 minutes de Vilamo, et sur un transport collectif local gratuit « pour tous, en tout temps, sur tous les circuits ». À Vilamo, toutes les habitations sont à moins de 300 m d'un arrêt d'autobus.

Dans les faits, la voiture règne des deux côtés : au Recensement de 2021, 93,1 % des navetteurs du quartier et 90,2 % de ceux de Sainte-Julie se rendaient au travail en automobile. Entre les deux, comptez environ 55 minutes sans circulation ; les itinéraires, avec et sans péage, sont expliqués dans notre article sur la route de Laval-sur-le-Lac à Sainte-Julie.

Les courses et les loisirs : en voiture ou à pied

Laval-sur-le-Lac est un quartier presque entièrement résidentiel. D'après OpenStreetMap, dont les données peuvent être incomplètes, on y trouve un dépanneur, mais ni épicerie ni pharmacie dans ses limites ; et les données du Recensement de 2021 n'y comptent aucun navetteur se rendant au travail à pied ou à vélo. Ses équipements sont surtout récréatifs : le parc des Chênes, avec piscine, terrains de tennis, terrain de soccer et aire de jeux, le club de curling, le club de yacht, et une piste cyclable bidirectionnelle sur les rues les Érables et les Peupliers.

À Vilamo, l'approche est inverse : un axe commercial, accessible à pied, regroupe des services médicaux, un marché public, des restaurants, une pharmacie et une Caisse Desjardins. Pour les achats plus importants, les Promenades Saint-Bruno, le Quartier DIX30 et IKEA sont à proximité. Le quartier a aussi été planifié avec 600 000 pi² d'espaces verts, plus de 15 % de sa superficie, et une promenade pour les piétons, les vélos et le transport électrifié.

Vivre à Sainte-Julie ou à Laval-sur-le-Lac : qu'est-ce qui reste pareil ?

Plusieurs repères ne bougent pas. La densité est faible des deux côtés : 523,9 habitants au kilomètre carré dans le secteur de recensement du quartier, 619,6 pour l'ensemble de Sainte-Julie. Les propriétaires dominent : 89,2 % des ménages du quartier et 79,8 % de ceux de Sainte-Julie possèdent leur logement. Et l'apparence des maisons est encadrée : à Laval-sur-le-Lac, par les PIIA du Code de l'urbanisme de la Ville de Laval ; à Vilamo, par des normes architecturales et des aménagements paysagers denses qui préservent l'intimité.

Les deux quartiers appartiennent aussi à la même région métropolitaine et au même territoire de transport collectif, celui de l'ARTM, mais dans des zones tarifaires différentes : B pour Laval, C pour Sainte-Julie.

Une petite communauté, ou une ville de 30 000 habitants

Le changement d'échelle est réel. Au Recensement de 2021, le secteur qui correspond à Laval-sur-le-Lac comptait 879 habitants, 18,1 % de plus qu'en 2016, surtout grâce aux quatre immeubles en copropriété de la rue les Érables. Sainte-Julie en comptait 30 045, une population presque stable (+0,5 %). Vilamo, à lui seul, doit accueillir environ 400 à 500 unités, signées par six constructeurs : maisons unifamiliales, jumelées, maisons de ville et condos.

La langue aussi change. À Laval-sur-le-Lac, 83,4 % des résidents connaissent le français et l'anglais, et 17,7 % ont l'anglais comme première langue officielle parlée. À Sainte-Julie, 95,9 % ont le français comme première langue officielle parlée : les services et la vie de quartier s'y déroulent surtout en français. Enfin, si le caractère unique des maisons du quartier compte pour vous, notre guide pour personnaliser une maison neuve près de Laval-sur-le-Lac explique ce qu'il est possible de choisir à BÉAcité.

Conclusion

Vivre à Sainte-Julie ou à Laval-sur-le-Lac, c'est choisir entre deux quartiers bâtis près d'un golf, mais tournés vers des paysages et des habitudes différents. D'un côté, l'eau, le REM à la limite du quartier, une petite communauté bilingue et de grandes propriétés boisées ; de l'autre, la montagne voisine, l'autobus local gratuit, des commerces à pied et une maison neuve dont l'entretien est pris en charge. Le plus sûr moyen de trancher reste d'aller voir : le bureau des ventes, au 435, rue Geoffrion, reçoit les visiteurs du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h, et sur rendez-vous en soirée, le samedi et le dimanche.